Décès du cinéaste français Jean-Claude Brisseau


2019-05-11

Décès du cinéaste français Jean-Claude Brisseau

Le cinéaste français Jean-Claude Brisseau est mort samedi 11 mai, à Paris. Né à Paris, Brisseau avait commencé par enseigner le français en banlieue parisienne. Parallèlement, à partir du milieu des années 70, il avait réalisé ses premiers films. En 1975 La Croisée des chemins, son premier long-métrage, est un précipité de tout son cinéma à venir. Le film suit le parcours d'une jeune fille révoltée qui se sentant incomprise et mal-aimée veut se suicider. Le désir, la rébellion, la mort, l'extrême nudité de la mise en scène seront les "vertus" cardinales d'un cinéaste obsédé par Hitchcock et Rohmer. Héritier de Pialat pour la cruauté et le réalisme stylistique, d'Eustache pour les sujets intimes, Brisseau, cinéaste amateur, va continuer de creuser son sillon à la marge.  

Après quelques films rares, tournant le plus souvent autour de la violence scolaire, il réalise le beau De Bruit et de fureur, avant de signer son étonnant mélo d'amour, Noce blanche (love story entre un prof de philo et l'une de ses élèves), qui transformait Vanessa Paradis en Marylin française et offrait à Bruno Cremer l'un de ses plus beaux rôles. Le succès critique et public aurait dû établir la notoriété du cinéaste, mais ses sujets sulfureux et sa radicalité (esthétique) l'ont finalement réduit à une marginalité flamboyante. Il signera encore le beau Céline en 92 et un autre grand mélo, l'Ange Noir avec Sylvie Vartan, avant de ralentir sa cadence de production et de devenir de plus en plus rare.

 

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